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Cette délibération est en apparence consensuelle : la participation des citoyens étrangers à la vie de leur commune est parfaitement légitime. C’est d’ailleurs pour cette raison que le 15e arrondissement a mis en place son conseil des résidents extracommunautaires en novembre 2009. S’inscrivant dans le strict respect de la loi, cette structure donne une véritable possibilité d’expression aux étrangers extracommunautaires de l’arrondissement.
Mais aujourd’hui, Bertrand Delanoë exploite le conseil de Paris pour remettre sur le devant de la scène une proposition formulée par François Mitterrand lors de la campagne présidentielle de 1981 : accorder le droit de vote aux étrangers extracommunautaires.
Une question polémique que les socialistes se sont toujours gardés de poser lorsqu’ils étaient aux affaires, et qui est bien loin des ambitions premières de cette assemblée : la participation des « citoyens parisiens extracommunautaires » à la démocratie locale.
« Citoyens parisiens extracommunautaires » : avec l’emploi de cette expression, le maire de Paris décrète une citoyenneté de résidence de ces Parisiens, totalement déliée de la nationalité. Or, la citoyenneté française est intimement liée à la détention de la nationalité française.
En aucun cas, cette question constitutionnelle ne peut être résolue au sein du conseil de Paris.
Plutôt que d’intégrer ces étrangers, le maire de Paris devrait les accueillir. L’OFII, dont la plateforme parisienne est située dans le 11e arrondissement, offre aux migrants en situation régulière des services de gestion des procédures administratives d’immigration, de séance de formation « vivre en France » ou de visites médicales.
La capitale pourrait s’associer à ces démarches d’accueil et proposer par exemple un module d’une heure sur le thème « bienvenue à Paris ».
Le maire de Paris préfère s’occuper des exilés Afghans entrés clandestinement sur le sol français et faire de l’agitation politicienne autour de leur hébergement (ancien hôpital Saint-Lazare notamment). En accueillant ces personnes au cœur des trafics, il méprise le travail du Gouvernement pour lutter contre les filières clandestines et en éloigner les victimes aux mains des passeurs. Pire encore, il instrumentalise les plus fragiles pour apparaître en défenseur compatissant de leur situation.
Des dossiers urgents liés au quotidien des Parisiens mériteraient une réflexion de fond, pour bâtir une véritable vision pour Paris. Mais Bertrand Delanoë préfère aller au-delà des préoccupations de ses concitoyens.
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