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La réforme des caisses des écoles est emblématique de cette mécanique centralisatrice qui frappe la capitale. Avec l’instauration d’une tarification unique dans la restauration scolaire, soumise au Conseil de Paris en mai 2010, Bertrand Delanoë confisque l’un des pouvoirs historiques des maires d’arrondissement, allant ainsi totalement à l’encontre de sa prétendue volonté de leur accorder davantage d’autonomie. Le maire de Paris a concocté cette réforme en faisant abstraction des maires d’arrondissement, refusant même de les recevoir. Cette mesure est révélatrice de la mainmise que Bertrand Delanoë veut exercer sur la gestion des arrondissements, précisément parce qu’elle a été élaborée en dépit du bon sens. En effet, aujourd’hui, chaque caisse des écoles a son fonctionnement et sa grille de tarification propres. Mettre en œuvre une tarification unique sans d’abord créer un service unique de la restauration scolaire est une ineptie qui risque de pénaliser, une fois de plus, les familles de la classe moyenne. Preuve supplémentaire de l’ambition centralisatrice de Bertrand Delanoë : la fixation, par le maire de Paris, d’une tarification unique est en totale contradiction avec la loi PLM (Paris-Lyon-Marseille), qui pose le principe de l’autonomie des caisses des écoles.
Bertrand Delanoë s’enferme chaque jour davantage dans un exercice solitaire du pouvoir. Outre la réforme des caisses des écoles, d’autres exemples pourraient être évoqués, tel celui de l’aménagement des voies sur berges. Voilà encore un projet, dévoilé par l’exécutif municipal en avril dernier, qui a été élaboré sans consulter les maires d’arrondissement, ni les conseils de quartier. Il s’agit pourtant d’un plan d’aménagement qui impacte les déplacements des Parisiens et des Franciliens. C’est aujourd’hui la transparence et la consultation que nous attendons de Bertrand Delanoë.
Tribune parue dans le magazine A Paris, n° 35, Eté 2010
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